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La force du pardon

 La force du pardon

 

 

 

Pardon : du latin « perdonnare » = donner complètement à…

Quand on pardonne à quelqu’un, on lui donne complètement… quoi ? Ce qui lui appartient !

Quand nous ressentons que quelqu’un nous a fait du mal, si nous lui pardonnons, cela signifie qu’on lui donne, qu’on lui rend la responsabilité de son comportement… que nous ne le prenons pas pour nous !

 

Tiens ? l’étymologie ne correspond pas, comme souvent, aux dérives de notre langue…

 

En effet, quand quelqu’un nous critique, de qui nous parle cette personne ? Souvent nous croyons qu’il nous parle de nous, nous nous sentons mal et nous nous écrasons ou nous nous révoltons par une contre agression. Dans les deux cas nous nous faisons du mal :

 

- En nous écrasant nous nous dévalorisons, devenons victime… et l’autre peut continuer.

 

- En nous révoltant nous donnons raison à l’autre puisqu’on ne peut se révolter que contre un supérieur et vu qu’il cherche à nous écraser en nous critiquant, en nous révoltant nous lui reconnaissons ce pouvoir sur nous…

 

En réalité si quelqu’un cherche à écraser quelqu’un d’autre, s’il en a besoin pour se valoriser… c’est qu’il manque beaucoup de confiance en lui !

 

« L’homme fort avance dans la foule nu et sans armes »…

 

Nu, c’est à dire sans avoir besoin d’une armure de protection ; sans armes, c’est à dire sans agressivité.

Pensons à ces personnes qui ont du charisme comme on dit, ces personnes qui ont changé en profondeur le monde : Gandi (auteur de la citation), l’abbé Pierre, Martin Luther King, Soeur Emmanuelle, Mère Thérésa par exemple… Qu’ont-ils tous en commun ? Ils sont nus et sans armes ; ils n’ont pas besoin de talonnettes et de monter sur une petite caisse pour se valoriser…(pensez à qui vous voulez ! Je ne suis pas responsable de à qui vous pensez...) Ceux qui en ont besoin et cherchent à vous écraser ont besoin d’une armure pour masquer leur propre malaise... leur propre faiblesse.

Pardonner, c’est refuser de prendre pour soi ce qui appartient à l’autre.. Lui redonner la responsabilité de ses ressentis. Quand quelqu’un vous critique il exprime ce qu’il ressent, ça ne vous appartient pas.

Lui redonner, mais lui redonner complètement !

Pas en en gardant un petit peu avec un ressenti de colère en vous : si vous sentez de la colère, vous vous faites du mal, vous avez la boule au ventre, vous avez des décharges d’adrénaline qui vont avoir des effets néfastes sur votre corps…

Sérieusement, pensez vous que la personne qui vous a critiqué mérite que vous vous fassiez autant de mal à vous même ?

 

EN VAUT-IL LA PEINE ???

 

Pardonner ce n’’est pas non plus accepter d’être la victime en se disant, « ce n’est pas grave, je ne lui en veux pas puisqu’il va mal » et on refoule… Se dire ça, c’est encourager l’autre à continuer !

 

« Si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche » dit une religion mal comprise…

Personnellement, si on me frappe sue la joue droite, je tends la joue gauche, en effet… Mais je mets ma tête juste tout près d’un mur et quand l’autre frappe je retire vivement ma tête et je me réjouis de voir l’autre s’écraser la main contre le mur… et je contemple avec beaucoup d’amour pour cette main ensanglantée cette main qui va rappeler pendant de longues journées à son propriétaire que la violence est mauvaise, et je suis heureux pour cette personne qui, grâce à moi, a appris quelque chose de bon pour elle…

 

Cela dit, on pardonne à la personne, on ne pardonne pas le comportement ! Le comportement est mauvais et on n’a pas à l’accepter, bien sûr ! On ne se laisse pas faire, et si quelqu’un cherche à nous frapper, retirons notre tête rapidement, sans haine pour l’autre mais pour qu’il apprenne en se faisant mal.

Aider l’autre c’est lui permettre d’apprendre qu’il doit assumer les conséquences de ses actes : si tu craches en l’air ne t ‘étonne pas que ça te retombe sur la figure… et je ne viendrai pas avec mon parapluie pour te l’éviter… par amour pour toi, pour te permettre d’apprendre ce que tu as à apprendre...

… en n’éprouvant nulle colère, nul ressentiment pour l’autre… que de la compassion, de l’affection pour cet être humain en souffrance…

 

On sort du triangle dramatique de Karpman, ce triangle qui représente les trois rôles d’un jeu psychologique dangereux Persécuteur, Sauveur, Victime. Mais quand on refuse d’être dans ce jeu malsain, il faut savoir que l’autre, c’est plus fort que lui, ne réussit pas à en sortir… et il va essayer de vous y faire re rentrer ! Car le Persécuteur a besoin d’avoir une victime, faute de quoi il est perdu…

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Il va donc chercher à interpréter tout ce que vous faites en donnant un sens qui lui permettra de vous culpabiliser… Et si vous continuez à refuser, vous êtes le méchant !

 

C’est plus fort que lui : Il ne peut pas faire autrement… Mais son interprétation lui appartient! Pas à vous! Et quoi que vous fassiez, il ré interprétera... car il en a besoin pour se justifier à ses propres yeux... Ne vous fatiguez pas à chercher à répondre, c'est peine perdue...

 

 L'autre jour quelqu'un me dit :

"oui, c'est peut-être moi qui ai interprété...

Donc! fais ce qu'il faut pour que j'interprète autrement!!!"

LE COMBLE!!! 

 

Continuez à pardonner, à lui redonner complètement à lui, pour lui ce qui est à lui, ne prenez pas pour vous.

 

La force du pardon c’est de réussir à être en paix intérieure, cultiver son propre bien être pour en avoir tellement que ça va déborder et éclabousser les autres : ce n’est pas de l’égoïsme, mais on ne peut donner que ce qu’on possède… et on ne reçoit que ce qu’on donne…

Si vous envoyez des pensées d’amour pour les autres, vous en aurez en retour, si vous envoyez de la haine, de la colère, vous en aurez aussi en retour… (Le choc en retour des sorcières ? )

Si vous refusez d’entrer dans le jeu du triangle, l’autre ne pouvant pas justifier à ses propres yeux le mal qu’il croit vous avoir fait… sa colère lui reviendra en retour… c’est peut être triste ; mais ça lui appartient… Nous n’avons pas à nous transformer en Sauveur !

 

Quand dans la Bible Jésus sur sa croix dit : « père, pardonne leur... », ceux qui le crucifient disent : « malheur à nous ! » Ils ont compris que le mal qu’ils lui font va leur retomber dessus… C’est une loi de la Vie… qu’on ne comprend pas intellectuellement, mais qui est réelle…

 

Même si ça nous dérange…

car ce n’est pas rationnel...

 

Petit rappel : Je n'appartiens à aucune religion,

mais j'aime bien repérer dans toutes les approches, religions, philosophies...

croyances, dictons de la sagesse populaire...

tout ce qui va dans le même sens, comme si toutes ces religions, approches etc...

avaient repéré la même chose en en donnant des interprétations différentes...

 

« Si vous envoyez des pensées d’amour pour les autres » … c’est à dire d’un véritable amour, pas d’une recherche pour, ce faisant, être aimé en retour car vous seriez le Sauveur...

N'oublions pas que celui qui cherche à vous faire du mal est quelqu'un qui est en souffrance.

 

L'expliquer, ce n'est pas le justifier.

 

Mais ça permet d'éviter la colère en nous.

Ce n’est pas facile car souvent ça réveille des expériences douloureuses de notre passé… Là aussi il faut réussir à pardonner à notre passé et aux personnes qui nous ont fait du mal, ou plus exactement dont nous avons pris pour nous les difficultés…En nous faisant du mal nous même...

 

La psychothérapie peut vous y aider.

 
 
Nous ne pardonnons pas à l'autre parce qu'il le mériterait...
Mais parce que nous,
nous méritons d'éviter de nous faire du mal
en ruminant une colère malsaine.
 
 
 
Parce que nous le valons bien!
 
 
 
 
 


Membre certifié PsY en mouvement

Gérard Wéry

Psychothérapie

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