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Croire...

Croire...

 

Comme beaucoup de mots de la langue française, le mot « croire » a plusieurs significations dont deux ici qui n’ont pas du tout le même sens :

- « Je crois que je ne suis pas capable de réussir »

- « Je crois en Dieu »

 

Dans les deux cas, on dit : » je crois ».

Qu’est ce que la croyance (le premier sens) qui n’a rien à voir avec la foi (le deuxième sens) ?

 

Une croyance, c’est quelque chose qui se met en place parce que nous avons vécu quelque chose, qui a pris un sens, et nous avons généralisé ce sens.

 

Par exemple, un enfant qui, à l’école maternelle, tombe, se fait mal, pleure … et une maîtresse se précipite sur lui… il s’agit d’un évènement vécu et que l’enfant sélectionne parmi d’autres choses qui existent en même temps (le ciel bleu, les enfants autour de lui, les autres maîtresses qui bavardent sans s’en occuper…)

 

Et à cet évènement vécu et sélectionné, l’enfant donne du sens : la maîtresse se précipite sur moi pour me consoler parce que je pleure… C’est une interprétation ; peut-être que la maîtresse accourt car elle a peur des réactions des parents d’élèves, ou de sa hiérarchie ? l’interprétation de l’enfant n’est pas obligatoirement la vérité…

 

Mais, cette interprétation, l’enfant va la généraliser : « chaque fois que je pleure il y aura toujours quelqu’un qui viendra me consoler ! »

 

Et c’est ainsi, qu’adulte, il va devenir un bon pleurnicheur toujours en train de se plaindre pour attirer l’attention des autres.

S’il s’était fait gronder « un grand garçon comme toi, ça ne pleure pas ! », il aurait mis en place la croyance inverse : "on ne montre pas ses sentiments"…

 

Une croyance n’est ni vraie ni fausse,

elle nous fait du bien ou elle nous fait du mal.

 

Et nous avons tous des croyances car nous donnons toujours du sens à ce que nous sélectionnons dans ce que nous vivons, et nous généralisons toujours nos apprentissages.

Ce sont les trois processus mentaux qui nous permettent de vivre : sélectionner, donner du sens, généraliser.

Sélectionner : par exemple quand vous lisez ceci, vous sélectionnez cet écrit et vous ne faites pas attention aux bruits autour de vous… et vous n‘êtes pas du tout conscient de la chaleur de votre pied gauche ! Et pourtant, il existe ! (d’ailleurs, vous venez de le sélectionner en lisant…) Sélectionner est un processus indispensable pour ne pas être envahi par tous les stimuli qui existent autour de nous. La sélection est aussi ce qui nous permet de ne pas voir ce qui risque de nous déranger…

Donner du sens, interpréter : nous ne pouvons pas ne pas donner du sens à ce que nous vivons, c’est donc indispensable… mais c’est aussi ce processus qui nous permet de dire à l’autre « je sais bien ce que tu penses ! »

Généraliser : après avoir appris à conduire sur une voiture, nous n’avons pas besoin de ré apprendre si nous changeons de marque de voiture, nous généralisons ce premier apprentissage, heureusement ! C’est aussi le processus mental qui nous fait penser : « tous les… sont… » vous mettez ce que vous voulez en place des … selon le racisme que vous préférez.

 

Nos croyances sont donc personnelles, en fonction de ce que nous avons vécu. Elles ne sont ni vraies, ni fausses : elles nous font du bien ou elles nous font du mal.

Si elles nous font du bien… gardons les !
 
Si elles nous font du mal… changeons les !

 

Et pour les changer, agissons sur l’un ou l’autre des trois processus :

La sélection ? Quand tu es tombé dans la cour de l’école maternelle, les autres maîtresses ne se sont pas précipité sur toi ?

L’interprétation ? et si celle qui s’est précipitée sur toi, c’était non pour te consoler, mais par peur des parents ? Et si elle te détestait ?

La généralisation ? Tu n’as pas vécu des expériences au cours desquelles, en te plaignant, tu as attiré des moqueries ?

 

Et quand nos croyances nous pourrissent la vie (par exemple : « je suis nul ! Je n’arriverai jamais à rien ! ») une aide psychothérapeutique est utile

 

Les croyances sont donc des processus mentaux qui font partie de notre néo cortex siège de notre rationalité. (même si parfois nous avons des croyances qui sont irrationnelles … pour d’autres, qui interprètent autrement que nous…)

Les croyances font partie de notre rationalité consciente…. Même si elles peuvent venir d’expériences oubliées aujourd’hui, et refoulées dans l’inconscient..

 

Au contraire, « croire en Dieu » ne fait pas partie de la rationalité, de l’intellectualisation. Il n’est pas possible de prouver, on ne peut pas mettre la foi en équations mathématiques… (Dieu Merci ! Si j’ose dire...)

On ne peut pas, non plus, prouver le contraire...

 

 

« Credo quia absurdum »



Membre certifié PsY en mouvement

Gérard Wéry

Psychothérapie

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