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Dépression ou état dépressif?

La dépression, maladie du siècle

 

Entre 5 et 15 % de la population française seraient touchés par un épisode dépressif au cours de l’année, estime le ministère de la Santé. Mais de quoi parle-t-on quand on dit "dépression"?

 

Il est important de ne pas confondre "dépression" et "état dépressif"

 

La dépression est un des symptômes d'une maladie mentale grave : la Psychose Maniaco Dépressive (P.M.D.)

Il s'agit d'une Psychose, c'est à dire que la personne pour une part a rompu les ponts avec la réalité. Elle vit dans son monde délirant et est dans une telle souffrance qu'il y a risques importants de passage à l'acte (suicide) souvent au petit matin et l'intervention d'un médecin psychiatre et la prise d'antipsychotiques, antidépresseurs, est essentielle. Cette phase dépressive fait partie du cycle manie (excitation) / dépression. Dans la phase maniaque, la personne est dans un état de surexcitation délirante (folie des grandeurs par exemple) où tout semble aller extrêmement bien! Et dans l'instant la personne sombre dans le plus profond abattement.

Attention de ne pas confondre avec ce que l'on nomme le caractère lunatique ou cyclothymique (avec des hauts et des bas) : il n'y a pas perte de contact avec la réalité.

 

Dans l'état dépressif nous ne sommes pas en présence d'une maladie mentale mais d'une difficulté psychologique. Et on peut se trouver en état dépressif tout à fait normal à la suite d'un deuil, d'une perte d'emploi, d'une rupture amoureuse... Ne pas être triste dans ces cas là serait même tout à fait anormal! Et au bout d'un certain temps, la personne retrouve son état psychologique "normal", sans avoir besoin d'aide.

Par contre on peut aussi se trouver en état dépressif parce qu'on a l'impression de ne pas trouver de solution, d'être enfermé dans une problématique sans entr'apercevoir le bout du tunnel... comme la guêpe qui un beau jour d'été est entrée dans une bouteille de bière vide et se cogne sur les parois de verre de haut en bas sans plus voir la sortie par le goulot sur le côté...L'aide du Psy qui est extérieur au problème où la personne est enfermée, est alors souhaitable. La souffrance ici peut également être très intense et amener la personne, hélas! également au risque de passage à l'acte! Une aide médicamenteuse peut là aussi être indispensable pour éviter le drame.

 

Et dans les deux cas, n'oublions pas que le médicament est une béquille, indispensable certes parfois! mais n'est qu'une béquille... qui n'aide pas à ré-apprendre à marcher. Une aide psychothérapeutique qui ne se contente pas de lutter contre des symptômes afin de chercher à les supprimer, mais qui va se mettre à leur écoute pour comprendre le sens profond du symptôme et accompagner la personne sur le chemin de son retour au bien être doit compléter l'aide médicamenteuse qui atténue la souffrance mais ne la répare pas. Et n'oublions pas que tout médicament a des effets secondaires et que la prise d'un produit chimique doit durer le moins longtemps possible.

La psychothérapie qui permet de ne pas déresponsabiliser la personne dans la grande majorité des cas d'états dépressifs peut être suffisante sans aucun médicament qui doivent être réservés pour les cas graves. Les techniques thérapeutiques utilisées (PNL, Hypnose éricksonienne), et d'autres aussi, sont tout à fait adaptées.


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Membre certifié PsY en mouvement

Gérard Wéry

Psychothérapie

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