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Phobie ou phobie?

 

PHOBIE OU PHOBIE?


Peur d'être enfermé, peur des espaces découverts, peur des araignées, des insectes, peur de conduire, peur des autres, des relations sociales...

Et indistinctement, on parle de phobie.

Il est peut-être important de préciser que ce mot, phobie, représente deux problématiques différentes qui ne vont pas se traiter de la même façon.

Il ne faut pas confondre la phobie et ce qu'on appelait quand j'étais étudiant la "névrose phobique". Aujourd'hui, le DSM (la "bible" des symptômes psychiatriques qui est financée par les loobies pharmaceutiques des USA) ne parle plus de névrose et ne s'intéresse qu'aux symptômes que les médicaments vont pouvoir masquer, voire supprimer... sans aucunement traiter ce que signifient ces symptômes.

Ce que je nommerai la simple phobie est une peur issue d'un traumatisme. Par exemple, quand la personne était enfant, le grand frère lui met brutalement une araignée en plastique sur la figure... Par la suite, chaque fois que la personne voit une araignée l'émotion de ce traumatisme revient immédiatement car cette émotion est ancrée sur la vue de l'objet.  Mais, en dehors de cette phobie, la personne est tout à fait bien dans sa vie!

Auquel cas, la PNL, comme d'autres approches du reste, peut désactiver cet ancrage et cette phobie peut être supprimée rapidement.

 

Mais, la plupart du temps, il s'agit de tout autre chose :

La personne depuis longtemps se sent angoissée (preuve d'une lutte interne) et cette angoisse monte de plus en plus, devient de plus en plus intolérable. La personne ne comprend pas ce qui se passe en elle. En effet, cette lutte met en jeu des choses qui demeurent inconscientes... Et la personne lutte aussi contre cette angoisse.

Notre inconscient met alors en route un mécanisme de défense qui consiste à "externaliser" cette angoisse de plus en plus intense et projette l'angoisse sur (par exemple) une araignée qui passe à un moment de pic d'angoisse. Ce mécanisme est inconscient mais va permettre que quand il n'y a pas d'araignée l'angoisse diminue...  Nous sommes ici dans la névrose phobique qu'il faudra, pour la traiter, "décortiquer" afin de comprendre quelle est la lutte interne qui a amené cette angoisse, et c'est cette lutte qu'il faudra traiter en réconciliant les parties non conscientes impliquées.

Si, par contre, on traite cette névrose phobique en désactivant simplement l'ancrage sur l'objet de la phobie... et sans traiter l'angoisse, il y a généralement transfert de la phobie sur un tout autre objet...

Mais parfois les choses se compliquent : en effet (pour rester dans l'exemple de la phobie des araignées) tant qu'il n'y a pas d'araignée, cela va bien.... Mais si par malheur il y a une araignée, la personne va mal... et elle le sait! Elle va donc tout faire (et même TOUT FAIRE!) pour éviter qu'il y ait des araignées et va donc se mettre à nettoyer méthodiquement, de façon obsessionnelle, la maison. Et quand elle a terminé, elle recommence car, sait-on jamais? une araignée pourrait être revenue depuis!....Et parfois, sans vraiment plus savoir pour éviter quoi, la personne continue à mettre en place des comportements obsessionnels alors qu'un autre mécanisme de défense lui a fait oublier le pourquoi de ces comportements...Et nous sommes ici dans ce que l'on nommait la névrose obsessionnelle que l'on traitera après avoir remonté vers la phobie puis l'angoisse d'origine.

Parmi les névroses obsessionnelles, nous trouverons tous ces T.O.C., ces compulsions d'achats par exemple, les comportements obsessionnels de propreté, les personnalités psychorigides qui ne réussissent à survivre que dans un cadre rigoureux qu'elles s'imposent... et imposent souvent aux autres!

 

Aujourd'hui, malheureusement, il est plus facile de donner à ces personnes des drogues remboursées par la Sécurité Sociale qui entraineront des effets secondaires nocifs que l'on combattra avec d'autres drogues qui ...etc.

Et on est sous médicaments toute sa vie....

Autant il est utile parfois de prendre des médicaments pour soulager une douleur (qu'elle soit psychologique ou physique) autant il est indispensable de traiter le fond du problème et non de masquer en cassant le thermomètre...